Musée du quai Branly – Jacques Chirac
29.9.2026 – 31.1.2027
Voir Tahiti.
Premières photographies 1859 -1870
Deux regards, une décennie d’écart : les tout premiers clichés de la Polynésie française ressurgissent, signés de deux officiers de marine de passage. Une redécouverte photographique inédite au musée.
Entre 1859 et 1870, Gustave Viaud et Paul-Émile Miot saisissent, chacun par leur regard, un territoire en pleine transformation.
Leurs images révèlent les débuts de la photographie à Tahiti, mais aussi les bouleversements liés à l’affirmation de la présence coloniale française : évolution des paysages, essor de Pape’ete comme centre administratif et militaire, nouvelles relations diplomatiques.
À travers leurs choix de composition et de procédés photographiques, les deux hommes livrent un témoignage sensible de l’archipel à un moment charnière de son histoire.
Conçue à partir de photographies acquises en grande partie par le musée en 2023, l’exposition Voir Tahiti. Premières photographies 1859-1870 met à l’honneur des tirages accompagnés de leurs négatifs très rarement montrés. Elle donne ainsi à voir la matérialité de ces clichés et offre un témoignage saisissant sur un territoire qui sera ensuite largement photographié.
Commissariat :
Christine Barthe, Responsable de l’Unité Patrimoniale des collections Photographies
Annabelle Lacour, Responsable de collections Photographies
Exposition conçue dans le cadre du Bicentenaire de la Photographie et labellisée par le ministère de la Culture.
15.10.2026 – 4.4.2027
Vanuatu, archipel sous tension.
Premières photographies (1885-1895) dans les collections du musée du quai Branly - Jacques Chirac
Cette sélection réunit les plus anciennes photographies du Vanuatu conservées par le musée, réalisées en une décennie par des opérateurs français et britanniques, amateurs ou professionnels. À travers des albums et des tirages, hérités de collections anciennes ou acquis plus récemment, elles donnent à voir le territoire de l’archipel et des communautés ni‑Vanuatu dans un contexte de fortes tensions coloniales.
Exposition conçue dans le cadre du Bicentenaire de la Photographie et labellisée par le ministère de la Culture.
2.11.2026 – 30.11.2026
Prix pour la Photographie 2024
Accrochage des œuvres des lauréats du Prix pour la Photographie 2024
Du 3 au 22 novembre 2026, en écho à Paris Photo et Photo Days, le musée présente les trois lauréats sélectionnés en 2024 pour son Prix pour la Photographie : Julie Gough, Felipe Romero Beltrán, Priyadarshini Ravichandran.
Le Prix pour la Photographie du musée du quai Branly – Jacques Chirac soutient la création contemporaine extra-européenne. Chaque année, il permet aux artistes lauréats de développer une œuvre inédite, destinée à intégrer les collections. À l’occasion de ce mois de novembre riche en événements autour de la photographie, les lauréats sont présentés en plein cœur du musée, dans l’espace du hall d’accueil.
DansTHE SEARCH, Julie Gough poursuit son processus de recherche artistique visant à interroger les héritages coloniaux à travers les collections muséales européennes, en particulier celles liées aux peuples aborigènes de Tasmanie. Par une enquête immersive mêlant photographie, archives et déplacements, l’artiste examine les conditions de collecte, de conservation et de représentation des objets culturels et des bustes de populations autochtones.
AvecPáramo : Familia, Felipe Romero Beltrán explore la question des migrations de la campagne vers la ville à travers les prismes de sa propre histoire familiale et de l’utilisation récurrente depuis le 19e siècle du livreEl Manual de Urbanidad y Buenas Maneras de Manuel Antonio Carreño. Il souligne la tension entre un corps façonné par le milieu rural et les nouveaux comportements exigés par la vie urbaine.
DansCUSP, Priyadarshini Ravichandran propose un regard très personnel sur l’expérience de la menstruation. À partir de ce vécu souvent tabou et particulièrement peu montré, elle présente une restitution particulièrement poétique de ce moment où, selon l’artiste, « le corps semble accomplir un rituel de deuil récurrent, à l’issue duquel renaissent un sens de la vie et une envie de jouer ».
10.11.2026 – 4.4.2027
Violence silencieuse.
Sous le regard de Roméo Mivekannin
Comment dénoncer les exhibitions coloniales sans en reproduire la violence ? Roméo Mivekannin retourne l’objectif vers le visiteur lui-même, dans une œuvre qui interroge l’histoire des zoos humains et leurs images.
Né en 1986 à Bouaké en Côte d’Ivoire, Roméo Mivekannin développe une œuvre qui revisite les représentations européennes des modèles noirs en peinture et en photographie. Connu pour ses œuvres sur drap mêlant acrylique et élixir de boue, il s’insère par l’autoportrait dans des scènes historiques pour en interroger la construction et les enjeux.
Il analyse de façon critique les exhibitions ethnographiques des 19eet 20e siècles, où des personnes non européennes étaient présentées comme objets de curiosité. Il met en lumière la persistance de ces héritages dans les musées, ainsi que la violence silencieuse des photographies produites à Paris à cette époque.
Pour l’exposition, Roméo Mivekannin crée quatre sculptures métalliques en forme de volières fermées, représentant le musée d’ethnographie du Trocadéro, l’aile ouest du palais de Chaillot, le musée de la Porte Dorée et le musée du quai Branly – Jacques Chirac. Réalisées en collaboration avec des forgerons ivoiriens à Abidjan, ces volières matérialisent un dispositif d’enfermement symbolique.
Il présente également treize grandes toiles inspirées des photographies de la collection du musée : la première revisite une présentation en panoplie du Trocadéro, les suivantes réinterprètent des exhibitions ayant eu lieu au Champ‑de‑Mars, au Jardin d’Acclimatation ou aux Folies Bergères. Les photographies originales seront visibles à travers un dispositif évoquant le verre sans tain, invitant le visiteur à interroger sa propre position de regardant.
Commissariat :
Gaëlle Beaujean, Responsable de l’unité patrimoniale Afrique, musée du quai Branly – Jacques Chirac
Exposition organisée en collaboration avec l’artiste et la Galerie Cécile Fakhoury (Abidjan, Dakar, Paris)
Exposition conçue dans le cadre du Bicentenaire de la Photographie et labellisée par le ministère de la Culture.
Musée du quai Branly – Jacques Chirac
quaibranly.fr
instagram @quaibranly
01 56 61 70 00
37 quai Jacques Chirac · Paris 7e
mardi-dimanche 10h30-19h / nocturne le jeudi jusqu’à 22h
