Photo Days


Clémentine de la Féronnière

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25/11/2021 – 19/2/2022
24/11 dès 17h    vernissage de l’exposition

James BARNOR

The Roadmaker



En 1961, deux ans après le départ de James Barnor pour la Grande-Bretagne, la dramaturge ghanéenne Efua Sutherland et le photographe américain Willis E. Bell publient The Roadmakers, un livre qui mêle textes et images en vue de dresser le portrait poétique, sensible et plein d’espoir d’un Ghana tout récemment indépendant. L’imaginaire de la route qui traverse cet ouvrage, sa construction patiente sied, il me semble, à merveille à James Barnor, à sa trajectoire personnelle comme à sa carrière photographique tissée de manière singulière entre l’Afrique et l’Europe, entre le passé et l’avenir d’une profession, entre des individus appartenant à des mondes différents. La photographie comme trait d’union : James Barnor, the roadmaker.

Cadrer, shooter, développer, tirer, rincer, sélectionner, et aujourd’hui numériser, agrandir, ranger, dater, encadrer, exposer : pendant près de soixante ans, James Barnor a conduit sa vie autour de la photographie et pour la photographie. Celle-ci lui a permis de conserver la mémoire d’histoires individuelles singulières, de tisser des liens et de construire, au fil des années, une communauté prête à recevoir son héritage. James Barnor mesure aujourd’hui plus que jamais toute la responsabilité que lui confère sa formidable trajectoire, espérant que celle-ci inspirera, à son tour, de futurs et de futures roadmakers.
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Clémentine de la Féronnière

26/8 10h-18h    vernissage de l’exposition
19/10 dès 18h    soirée de lancement du livre Déjà View, Martin Parr & The Anonymous Project
18/11 dès 18h    lancement du livre La Source de Frédéric STUCIN avec un texte Marine NDIAYE, en présence des auteurs





Expositions passées


26/8/2021 – 20/11/2021

Martin PARR / Tony RAY-JONES

In Black & White



La galerie Clémentine de la Féronnière présente In Black & White: Martin Parr & Tony Ray-Jones, une exposition consacrée à deux figures emblématiques de la photographie britannique. À la lisière de l’art et du photojournalisme, leurs oeuvres en noir et blanc ont largement contribué à l’évolution de la photographie en Grande-Bretagne entre la fin des années 1960 et le début des années 1980.

La concordance entre le regard de Tony Ray-Jones et celui de Martin Parr est frappante, et ce n’est pas un hasard : bien qu’ils ne se soient jamais rencontrés, la découverte du travail de Ray-Jones en 1971 a été pour Parr un des moments déterminants de sa propre carrière. Alors étudiant de première année en photographie au Manchester Polytechnic, celui-ci admire le talent de Ray-Jones qui construit des scènes complexes dans un cadre distinctement britannique. En 1975, Parr s’installe à Hebden Bridge, au nord-est de Manchester, où il documente la vie des habitants de cette petite ville industrielle du Yorkshire pendant cinq ans. Aujourd’hui principalement connu pour son travail vibrant en couleurs, Martin Parr entame alors son premier corpus en noir et blanc, à travers lequel s’exprime déjà un regard structuré et désinvolte.
Inversement, après avoir photographié les États-Unis en couleurs, Tony Ray-Jones reprend le noir et blanc à son retour en Angleterre en 1966. Comparé à Madison Avenue, tout est si gris, déclare-t-il lors d’un entretien. Inspiré par le dynamisme des photographes qu’il a côtoyés à New York, il arpente les petites villes et les villages de Grande-Bretagne, avec un intérêt particulier pour le littoral et ses stations balnéaires. Braquant son regard sur les coutumes, les habitudes et les loisirs propres aux Anglais, il parcourt les fêtes foraines, les concours de beauté, les plages, à la recherche des lieux où se mettent en scène les rituels de l’ordinaire. Ses sujets et leurs interactions se superposent dans des compositions excentriques mais perfectionnées, et ses images sont ponctuées d’une malice que l’on retrouvera chez Martin Parr.

Du 26 août au 20 novembre 2021, In Black & White: Martin Parr & Tony Ray-Jones met en lumière le lien entre ces deux photographes qui continuent aujourd’hui d’exercer une influence majeure sur la photographie britannique et internationale.

Cette exposition est constituée de tirages vintage et modernes des deux artistes.